Comment gérer un entretien téléphonique ?

Entretien téléphonique : une première sélection

Lorsqu’un recruteur prend contact avec un candidat par téléphone, c’est souvent pour valider quelques éléments clés liés au poste à pourvoir.

Dans certaines entreprises, il arrive encore que le responsable du recrutement demande à son assistante d’appeler les candidats jugés intéressants afin de caler un rendez-vous pour un entretien de recrutement. Mais c’est de plus en plus rare. En général, lorsqu’un recruteur décroche son téléphone, c’est pour effectuer une première sélection parmi les CV qu’il a retenus, de manière à gagner du temps.
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 L’objectif est de s’assurer que le candidat entre dans les clous et qu’il n’y a pas de point bloquant . Pas la peine, par exemple, de proposer un entretien à une personne qui n’est pas disponible avant trois mois si le poste doit être pourvu de manière urgente », remarque
La disponibilité, mais aussi la mobilité, la maîtrise d’outils informatiques, le niveau de rémunération, autant de sujets susceptibles d’être évoqués lors de cette conversation. « Une partie de la discussion peut même se dérouler en anglais si la maîtrise de cette langue est un prérequis pour le poste ».
L’enjeu n’est donc pas mince. Loin d’une simple conversation informelle, l’entretien téléphonique se prépare et se mène soigneusement.
Comment réagir lorsqu’un recruteur appelle ? « Il y a toujours un effet de surprise, et ce n’est pas forcément dans un moment idéal, que l’on soit dans les transports en commun, en réunion ou en voiture ». Dans ce cas, la meilleure tactique consiste à remettre la conversation téléphonique à plus tard, en proposant un rendez-vous ultérieur, dans la demi-journée. « Inutile d’expliquer que l’on est au supermarché ou au parc avec ses enfants, il suffit d’indiquer que l’on n’est pas disponible dans l’immédiat ».
L’occasion d’évoquer la disponibilité, la mobilité ou la maîtrise d’outils informatiques du candidat.
Un temps à mettre à profit pour se remémorer le contenu de l’annonce, éventuellement se replonger dans sa lettre de motivation, et s’installer dans un lieu au calme. « Ne pas se souvenir d’avoir répondu à une offre ou demander des renseignements sur l’entreprise n’est jamais du meilleur effet ».
Attention, en cas d’appel en absence, ne pas oublier que le recruteur aura affaire au répondeur : le candidat doit commencer par soigner son message d’accueil — et éviter les messages humoristiques qui ne seront pas forcément du goût de l’employeur potentiel.
Une fois la discussion entamée, la concision est de rigueur, l’échange durant généralement une vingtaine de minutes. « Il s’agit de donner envie au recruteur d’en savoir plus », . Le candidat doit avoir anticipé les questions et être en mesure de donner les raisons de son intérêt pour le poste proposé. La manière de s’exprimer aura également une grande importance. « Un échange au téléphone permet d’en apprendre beaucoup sur son interlocuteur. La voix donne des indications sur la motivation, le dynamisme, la capacité à communiquer. »
Et rien n’interdit de poser des questions, au contraire. C’est même vivement recommandé.Demander des précisions sur le poste ou le process de recrutementest perçu comme un signe de motivation.
Il y a aussi un cas de figure où la surprise est encore plus grande : celui où un professionnel est appelé par un recruteur alors qu’il n’a pas fait acte de candidature, dans le cadre de ce qu’on appelle l’approche directe. « Intéressé ou pas par le poste à pourvoir, mieux vaut jouer la carte de la courtoisie et en profiter pour établir des liens constructifs avec ce chasseur de têtes »,. Un jour, il pourra être utile de le recontacter.
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