Voici quelques conseils pour votre entretien de recrutement

Les attitudes qui peuvent porter préjudice à votre entretien d’embauche

Voici quelques trucs et astuces pour aider les candidats qui se préparent à rencontrer un recruteur.

Qu’on soit demandeur d’emploi ou en poste, quand on rêve de se faire embaucher, l’étape du recrutement et des entretiens qui y sont corrélés est toujours la plus redoutable. Objectif: se débarrasser de toutes ces mauvaises habitudes qui viennent polluer votre prestation.

1. Improviser son entretien

Avoir le sens des relations humaines ou être capable d’engager facilement la conversation, même avec un inconnu, sont des qualités relationnelles décisives, mais qui ne suffisent pas pour réussir un entretien de recrutement. Un employeur se rendra vite compte que le candidat s’est contenté de jeter un coup d’œil à la page d’accueil du site de l’entreprise ou s’il a vraiment préparé son rendez-vous.
Pour que le candidat mette toutes les chances de son côté, il doit impérativement penser à chaque entretien avec une vision stratégique et se poser les bonnes questions: « Quelle est l’impression que je veux laisser au recruteur ? » ; « Quels sont les trois aspects les plus importants que je souhaite faire passer ? » ; « Est-ce que j’ai envie de mettre en avant ma créativité ? » ; « Dois-je insister sur ma capacité à diriger et à motiver les autres ? » ; « Dois-je mettre l’accent sur mes talents commerciaux ? »
Le candidat devra ensuite rassembler toutes les informations disponibles sur l’entreprise, ses activités, sa culture, sa stratégie, et sur le poste en question. Mais pas seulement, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur la personne qui recevra le candidat, notamment par le biais des réseaux sociaux. Peut-être constatera-t-il qu’il a des points communs avec le recruteur (même école, membre d’une même association, connaissances communes, etc). Tous ces éléments sont autant de trucs et astuces qui peuvent faire la différence avec un concurrent. L’idée n’est évidement pas de balancer tous ces éléments en bloc, mais d’arriver à l’entretien avec un panier garni d’informations sur différents sujets, qu’il faudra savoir disséminer-en toute ou partie- au moment de l’entretien.
Par ailleurs, s’entraîner à haute voix ou, mieux, en face-à-face avec un ami et/ou un coach, comme pour une présentation importante, constitue également un très bon exercice pour donner le meilleur de soi-même en entretien.

2. Arriver bille en tête

Bon nombre de candidats souhaitent énormément parler dans un premier temps et répondre à une seule question. Au contraire, il est important d’avoir un plan en tête, avec tous les points essentiels qu’on souhaite aborder. Mais, pour autant, il est essentiel d’être en écoute active et de ne pas répondre plus qu’il n’en faut aux questions.
Pour les jeunes diplômés, cela se traduire par le fait d’être dans une démarche d’apprentissage et de faire preuve d’humilité. Pour ceux qui ont plus de quinze ou vingt ans d’expérience, il faut bien cibler ses réponses et s’appuyer sur des exemples concrets issus de son expérience professionnelle. Enfin pour les intermédiaires qui en sont à leur deuxième ou troisième emploi, ne pas parler uniquement de soi et parler du travail collectif, même quand on se vend soi-même.

3. Céder au défaitisme

L’attitude du candidat est un élément déterminant dans la recherche d’emploi. Quand les entretiens se succèdent sans suite, il est humain de baisser les bras et de s’imaginer: « Je sais pertinemment que cette entreprise ne m’embauchera pas » ou encore que « Cette activité de réseautage sera une perte de temps ».
Ce -mauvais- état d’esprit peut transparaître parfois de manière inconsciente et plomber les chances d’être contacté. Cela sera le cas avec une lettre de motivation moins convaincante quand on est moins avenant lors d’un événement de networking par exemple. Or il ne faut pas oublier que les responsables du recrutement veulent rencontrer des candidats dynamiques.
Comment rester optimiste? Pour commencer, il faut s’auto-persuader : « Je sais pertinemment que cette entreprise ne m’embauchera pas… si je ne prépare pas un CV et une lettre de motivation ciblés » ; « Cette activité de réseautage sera une perte de temps… sauf si je consacre un jour ou deux à son suivi ».
Il faut aussi se faire aider. Rien de mieux que de rejoindre un groupe de chercheurs d’emploi  pour garder le moral ou bien contacter un ami proche ou un coach, organiser un brainstorming pour explorer de nouvelles pistes dans sa recherche, solliciter un l’avis d’un professionnel, qui a su donner de bons conseils en gestion de carrière par le passé…

4. Etre trop arrogant…

Autant il est essentiel de rester naturel et sincère quand on recherche un emploi, autant il ne faut pas se laisser piéger par certains de ses travers. Ainsi, avoir une forte personnalité et être sûr de soi peuvent tout à fait être un atout… mais il ne faut pas donner l’impression d’être arrogant. Humilité, écoute active et attitude souriante et disponible doivent restés maîtres mots.
Car le candidat peut être tenté de s’affirmer avec (trop d’) assurance et d’énumérer ses réussites antérieures au risque de passer pour une personne arrogante voire vantarde.
Attention à ne pas s’attribuer systématiquement le mérite de chaque réussite. Au contraire, le candidat aura à cœur de veiller à mettre en avant le travail d’équipe et la collaboration -et pas uniquement la manière dont il a sauvé la mise. Ca sera beaucoup plus percutant.

5. … ou trop décontracté

Il faut bien faire attention à ne pas s’égarer quand on communique par mail avec un employeur potentiel. Et par conséquent, il faut oublier les codes familiers valables pour les textos ou la messagerie instantanée au profit des formules utilisées dans une lettre classique ou dans un email professionnel.
De même, il est nécessaire de proscrire le langage oral, les abréviations, le jargon professionnel si l’entretien n’est pas avec un opérationnel et faire très attention aux fautes d’orthographe et de grammaires. Le savoir-vivre compte aussi au téléphone.
Une fois l’entretien décroché, le candidat devra veiller à adopter un code vestimentaire professionnel adapté. Dans la plupart des cas, il faut choisir une tenue classique (voire légèrement conformiste), à moins bien entendu d’être Directeur Artistique en agence de publicité ou créateur de mode. Il convient de respecter les codes de son secteur : on ne s’habille pas de la même façon dans une banque ou dans une web-agency.

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