Entretien de recrutement en anglais

De plus en plus fréquent : si vous postulez à une offre d’emploi, vous avez de fortes chances d’être interrogé sur vos compétences en anglais. Voici quelques astuces pour vous y préparer.
Le niveau en anglais des jeunes diplômé s’est nettement amélioré en France. Submergés par l’omniprésence du vocabulaire anglais qui s’insinue dans la conversation de tous les jours dès qu’il s’agit des technologies de l’information et de la communication (NTIC). Même les plus récalcitrants ont dû s’y faire et la loi Toubon qui impose l’usage du français ne fait que ralentir cette tendance.
Les écoles d’ingénieur, longtemps en retard, ont compris l’enjeu de la maitrise de l’anglais et ont d’ailleurs imposé un niveau minimal d’entrée et/ou de sortie. Bien souvent qualifié par le test du TOEIC, le score minimal demandé à l’entrée est désormais situé à 750 (800 pour certaines écoles) et la tendance est à la hausse pour les années à venir. Le TOEIC reste un test écrit. Pour la mesure de l’aisance à l’oral, il faudra attendre encore. Peut-être faudra-t-il systématiser le TOEFL?
Les Français restent tout de même, au même titre que les Espagnols ou les Italiens, à la peine dès qu’il s’agit de comprendre ou parler les langues étrangères. C’est la ruée sur les casques dans les conférences en anglais avec traduction simultanée, les films en VO ne font guère recette dans les cinémas….
Revenons au monde professionnel. L’évaluation de l’anglais dans le processus recrutement y est devenue presque systématique. Beaucoup d’entreprises veillent à vérifier que le candidat embauché pourra échanger en anglais, même si le poste à pourvoir ne nécessite pas nécessairement l’usage de cette langue. La raison est simple: la mondialisation. Les clients et fournisseurs sont en dehors des frontières, les groupes s’implantent de manière internationale et la langue commune est, et restera encore longtemps, l’anglais.
Il est donc avisé de suivre quelques règles simples, que l’on soit du côté recruteur ou du côté candidat. Intéressons-nous d’abord au recruteur: attention à ne pas prendre pour argent comptant le niveau déclaré (courant, bilingue, scolaire) par le candidat. Les écarts avec la réalité sont très fréquents tant à la hausse qu’à la baisse.
La lecture du CV doit déjà donner quelques indices: enfance au Zimbabwe? Stage à l’étranger? Score du TOIC élevé? C’est de bon augure. Rien ne remplacera néanmoins quelques échanges en anglais. Nul besoin d’être bilingue pour apprécier en quelques minutes la fluidité, l’accent, la syntaxe et le vocabulaire. La clé? lancez une ou plusieurs questions en anglais, vous mettez tout de suite votre interlocuteur dans le bain.

« Entrainez-vous! »

Quant aux candidats désireux de faire la meilleure impression sur cette compétence parmi les plus faciles à tester en entretien d’embauche, préparez-vous :
- ne trichez pas sur votre niveau: une surestimation démasquée introduira le doute sur la crédibilité de votre CV. Étalonnez-vous en échangeant avec vos amis sur le sujet.
- si votre pratique est rouillée, entrainez-vous à l’oral avant l’entretien.
- démontrez vos efforts pour améliorer votre niveau (cours, films regardés en VO avec sous-titres en anglais, échanges interculturels…). Dire que vous attendez d’être mis en situation professionnelle pour vous y mettre est peu crédible.
- préparez votre exposé en anglais. Il est probable que l’on vous demandera de dérouler une partie de votre expérience en parlant anglais, autant se rôder à l’avance.
- lâchez-vous: l’aplomb et la fluidité aideront certainement à faire passer quelques fautes de grammaire ou de vocabulaire.
Good luck!
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